
Les députés de l’Assemblée nationale ont approuvé vendredi les principales taxes destinées à financer le budget 2026 de la sécurité sociale, une composante centrale
des dépenses publiques françaises. La mesure a été adoptée par 166 voix contre 140, après des concessions de dernière minute du Premier ministre Sébastien Lecornu.
Lecornu avait averti que, sans ajustements, la France risquait de perdre le contrôle de ses dépenses de sécurité sociale, les députés centristes d’Horizons et les Socialistes hésitant à soutenir le projet de loi. Pour obtenir leur appui, le Premier ministre a réduit les hausses d’impôts prévues et abandonné les projets d’augmentation des franchises sur l’assurance maladie, satisfaisant ainsi les deux factions.
Avec cette approbation, l’Assemblée tiendra mardi le vote final sur l’ensemble du projet de budget 2026 de la sécurité sociale. Le soutien des députés est crucial, car un rejet aurait laissé la France sans budget de sécurité sociale pour la nouvelle année, avec un risque de dépenses incontrôlées.
Le gouvernement vise à réduire le déficit public global à 5 % du PIB l’an prochain, le plus élevé de la zone euro, mais dispose de peu de marge de manœuvre dans un parlement où le président Emmanuel Macron n’a plus de majorité. Macron avait perdu sa majorité lors des élections législatives anticipées de l’an dernier, créant une instabilité politique persistante. Les désaccords budgétaires précédents avaient même provoqué un vote de censure ayant entraîné la chute du gouvernement de Michel Barnier, prédécesseur de Lecornu. Foto-Jarosław Baranowski, Wikimedia commons.






















































































































































































