
La Belgique fait face à une pression croissante pour clarifier sa position concernant un éventuel soutien sécuritaire aux pays du Golfe, alors que le ministre des Affaires étrangères Maxime
Prévot avertit que l’inaction pourrait nuire à la crédibilité du pays sur la scène internationale.
S’exprimant dimanche sur VTM Nieuws, Prévot a déclaré que le gouvernement fédéral devrait réexaminer la question lors de sa prochaine réunion, soulignant qu’ignorer les demandes de partenaires clés enverrait « un mauvais signal politique ».
Cette demande intervient après que les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et Oman ont sollicité l’aide de la Belgique pour se défendre contre des attaques de missiles et de drones attribuées à l’Iran. Bien que le gouvernement belge ait discuté de cette requête vendredi, aucune décision concrète n’a encore été prise, se limitant pour l’instant à une évaluation diplomatique.
Des divisions persistent au sein de la coalition au pouvoir. Des partis comme Vooruit et CD&V s’opposent à toute implication, estimant que la Belgique ne doit pas être entraînée dans un conflit au Moyen-Orient.
Prévot reconnaît ces inquiétudes, mais insiste sur le fait que la fiabilité de la Belgique en tant que partenaire international est en jeu. Il souligne que l’aide ne doit pas nécessairement être militaire et pourrait prendre la forme de protection civile, d’assistance médicale ou de soutien logistique.
Au-delà des considérations politiques, le ministre met en avant les enjeux stratégiques, notamment en matière de sécurité énergétique. Les tensions actuelles perturbent les flux via le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour le transport mondial de pétrole, suscitant des inquiétudes économiques.
« Si la Belgique souhaite conserver son influence sur la scène internationale, elle doit être prête à prendre des décisions courageuses », a-t-il déclaré.
L’opposition à un engagement militaire reste toutefois ferme. Sammy Mahdi a réaffirmé la position de son parti sur les réseaux sociaux, avertissant qu’une intervention à l’étranger pourrait accroître les risques sécuritaires sur le territoire national. « Fournir un soutien militaire là-bas augmente le risque d’attaques ici », a-t-il affirmé, ajoutant que la position du CD&V « reste inchangée ».
Le débat devrait se poursuivre dans les prochains jours, alors que le gouvernement tente de concilier ses responsabilités internationales et les préoccupations politiques internes. Foto-Konrad Laskowski / MFA, Wikimedia commons.



















































































































































































