La France a profité du défilé militaire du 14 Juillet pour réaffirmer le soutien de l'Europe à l'Ukraine, avec la participation d'environ 500 soldats de la « Coalition des volontaires » défilant
mardi sur les Champs-Élysées.
Cette démonstration de solidarité est intervenue au lendemain d'un sommet organisé à Paris, auquel le président ukrainien Volodymyr Zelensky a participé aux côtés d'une vingtaine de dirigeants de la coalition de pays occidentaux soutenant Kyiv dans sa guerre contre la Russie. À cette occasion, les alliés ont annoncé la création d'une nouvelle coalition dédiée à la défense aérienne afin de renforcer les capacités de l'Ukraine, confrontée à une intensification des frappes russes ainsi qu'à des pénuries de munitions essentielles.
Le président Emmanuel Macron assistait au défilé en compagnie de Volodymyr Zelensky, du Premier ministre britannique Keir Starmer et du chancelier allemand Friedrich Merz, parmi une trentaine de chefs d'État et de gouvernement invités aux célébrations de la fête nationale. La cérémonie a également vu défiler une vingtaine de soldats ukrainiens aux côtés des forces françaises et de leurs alliés.
Le traditionnel défilé aérien a rassemblé des appareils français et européens, notamment des avions de chasse Mirage français. Selon la présidence française, certains d'entre eux étaient pilotés avec des copilotes ukrainiens actuellement en formation sur ces appareils.
Les autorités françaises ont expliqué que cette participation internationale illustrait la volonté croissante de l'Europe de renforcer sa sécurité collective face à l'invasion russe de l'Ukraine.
« Ce sera un défilé historique en raison de cette dimension internationale », a déclaré un conseiller de la présidence avant la cérémonie, estimant qu'il s'agissait « d'un signal fort montrant que l'Europe prend conscience » de la dégradation de l'environnement sécuritaire.
Le Kremlin a indiqué suivre de près le sommet de la Coalition des volontaires organisé lundi, qualifiant les pays participants de « hostiles ».
Lundi, Emmanuel Macron avait averti que l'Europe faisait face à ses menaces les plus graves depuis plusieurs décennies et devait être prête à investir davantage dans sa propre défense.
« Le message que nous envoyons au monde est le suivant : oui, la paix est notre objectif ; oui, nous sommes attachés à la liberté et à l'État de droit ; et oui, nous sommes prêts à nous battre pour les défendre, même au prix du sang si nécessaire », a déclaré le président français. Foto-Chairman of the Joint Chiefs of Staff from Washington D.C, United States, Wikimedia commons.
























































































































































































