La Belgique a commencé à déployer des centaines de soldats afin de protéger les institutions juives à travers le pays, alors que les autorités cherchent à prévenir de nouvelles violences
antisémites après une récente attaque.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a déclaré que le gouvernement agit de manière proactive plutôt que d’attendre qu’un nouvel incident fasse des blessés. « Je ne veux pas attendre ce moment », a-t-il insisté, soulignant l’urgence de la décision.
Le déploiement, qui a débuté lundi soir, concerne environ 200 soldats chargés de sécuriser des lieux clés tels que des écoles juives, un musée et l’ambassade d’Israël. Ces mesures font suite à l’explosion du 9 mars dans une synagogue à Liège, un événement qui a renforcé les inquiétudes au sein de la communauté juive et suscité des appels à une protection accrue.
S’exprimant lors d’un événement à la Great Synagogue of Europe à Bruxelles, Quintin a souligné que le gouvernement a le devoir d’assurer la sécurité et de prévenir de nouvelles attaques. Il a précisé que cette initiative vise non seulement à protéger les personnes, mais aussi à sécuriser des bâtiments devenus des cibles.
Le ministre de la Défense Theo Francken a précisé que la présence militaire vise à renforcer — et non remplacer — la police. « La police reste le premier intervenant », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un soutien supplémentaire est nécessaire compte tenu du niveau de menace actuel pesant sur la communauté juive.
Dans le cadre de ce plan, les soldats travailleront aux côtés de la police fédérale pour sécuriser des sites sensibles, surveiller des gares et participer à des opérations de grande envergure. Les autorités soulignent que la coordination entre les forces militaires et policières est essentielle à cette stratégie.
Cependant, la décision ne fait pas l’unanimité. La ministre de la Justice Annelies Verlinden a critiqué ce déploiement, estimant qu’il a été mis en œuvre sans concertation suffisante au sein du gouvernement.
La Belgique avait déjà envisagé le recours à l’armée pour des missions de sécurité intérieure, notamment pour lutter contre le trafic de drogue. Avec cette nouvelle initiative, le gouvernement montre sa volonté d’utiliser davantage les forces militaires face à des menaces sécuritaires en évolution.





















































































































































































