
Plus de la moitié des jeunes Européens parviennent à transformer leurs études en emploi pertinent, selon les dernières données du marché du travail publiées par l’Union européenne.
En 2024, 56,4 % des personnes âgées de 15 à 34 ans disposant d’un niveau d’éducation moyen ou élevé ont déclaré que leur emploi correspondait étroitement à leur domaine d’études. Ces résultats reposent sur des évaluations personnelles, les répondants ayant noté l’adéquation entre leur formation et leur emploi actuel ou le plus récent comme très élevée, élevée, modérée, faible ou inexistante.
L’adéquation est nettement plus forte chez les diplômés de l’enseignement supérieur. Environ 68,1 % des jeunes ayant un niveau d’éducation élevé estiment que leur emploi correspond fortement à leur formation, contre 46,1 % parmi ceux ayant un niveau d’éducation moyen. Un écart qui souligne l’importance du niveau de qualification sur l’insertion professionnelle.
La santé, le numérique et l’éducation en tête
Certains domaines offrent une transition plus fluide entre les études et le marché du travail. La santé et le secteur social arrivent en tête, avec 80,6 % des diplômés du supérieur exerçant un emploi très proche de leur formation. Des niveaux élevés d’adéquation sont également observés dans les technologies de l’information et de la communication (77,0 %) ainsi que dans l’éducation (73,6 %), des secteurs où les compétences spécialisées sont directement valorisées.
Les arts et les sciences sociales plus exposés
La situation est plus contrastée dans d’autres disciplines. Les diplômés en arts et sciences humaines rencontrent davantage de difficultés, 52,2 % déclarant ne pas trouver d’emploi correspondant à leur formation. Les obstacles sont encore plus marqués en sciences sociales, journalisme et information (59,1 %) ainsi que dans les services (59,3 %), où de nombreux jeunes travaillent en dehors de leur domaine d’études.
De fortes disparités entre les pays de l’UE
Les perspectives varient également selon les pays. Lettonie (76,5 %), Lituanie (76,1 %) et Allemagne (75,2 %) affichent les taux les plus élevés d’adéquation entre formation et emploi chez les jeunes.
À l’inverse, les jeunes rencontrent davantage de difficultés en Italie (41,6 %), Slovaquie (46,2 %) et Danemark (47,1 %), où moins d’un jeune sur deux occupe un emploi étroitement lié à son domaine d’études.
Un signal pour les jeunes et les décideurs
Ces données confirment une tendance bien connue : les formations techniques ou réglementées débouchent plus souvent sur des parcours professionnels clairs, tandis que les filières plus généralistes offrent davantage de flexibilité, mais aussi plus d’incertitude. Pour les décideurs publics, ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les liens entre systèmes éducatifs et marchés du travail, en particulier dans les pays et les disciplines où l’insertion reste la plus difficile. Foto-Phil Whitehouse, Wikimedia commons.
















































































































































































