
Un nouveau sondage d’opinion suggère que Edouard Philippe, l’une des principales figures du centre en France, pourrait subir un revers inattendu sur son
propre terrain — avec des répercussions potentielles jusqu’à l’élection présidentielle de 2027.
Ancien Premier ministre de Emmanuel Macron et actuel maire du Le Havre, Philippe est donné perdant lors des élections municipales prévues le mois prochain, selon un sondage publié par OpinionWay pour l’Institut Hexagone.
L’enquête le place en tête du premier tour avec 37 % des intentions de vote, mais battu au second tour par le candidat communiste Jean-Paul Lecoq. Une telle défaite constituerait un sérieux revers pour un responsable politique longtemps considéré comme le candidat « mainstream » le mieux placé pour faire barrage à l’extrême droite.
Jusqu’à présent, Édouard Philippe figurait régulièrement en tête des sondages comme le candidat le plus à même d’empêcher une victoire du Rassemblement national, qu’il soit conduit par Marine Le Pen ou par son protégé Jordan Bardella. Mais les enquêtes récentes montrent un resserrement de la compétition — et une fragilisation possible de sa base politique.
Philippe lui-même a reconnu l’enjeu. En décembre, sur LCI, il avait admis qu’un échec au Havre affaiblirait considérablement ses ambitions nationales.
« Si je n’arrive pas à convaincre les Havrais, alors que je suis leur maire depuis 2010 et qu’ils me connaissent bien, je ne serais pas en bonne position pour convaincre les Français », avait-il déclaré.
Les derniers sondages confirment cette inquiétude. Une étude Ifop publiée en avril dernier plaçait Philippe et Bardella à égalité parfaite, avec 50 % chacun, dans un hypothétique second tour présidentiel. Un sondage Odoxa de novembre donnait même Bardella vainqueur avec 53 %.
Alors que le président Macron consulte les chefs de partis à l’Palais de l’Élysée dans un contexte politique mouvant, la bataille municipale du Havre apparaît de plus en plus comme bien plus qu’un scrutin local. Elle pourrait servir de premier test grandeur nature pour savoir si le camp centriste dispose encore d’un candidat capable de contenir l’extrême droite sur la scène nationale. Foto-Remi Jouan, Wikimedia commons.






















































































































































































