Le Parti socialiste français s’est engagé à augmenter les impôts des ultra-riches et à abandonner les mesures d’austérité s’il accède au pouvoir, alors que le Premier ministre François Bayrou
fait face à l’effondrement probable de son gouvernement la semaine prochaine.
Bayrou a convoqué un vote de confiance lundi dans l’espoir d’obtenir un soutien pour son plan de réduction budgétaire 2026. Mais les partis d’opposition ont annoncé qu’ils voteraient contre lui, rendant sa survie politique peu probable.
Si Bayrou échoue, le président Emmanuel Macron a écarté l’idée de convoquer des élections anticipées. Il devra alors nommer un nouveau Premier ministre — potentiellement issu du centre-gauche, après que quatre chefs de gouvernement de centre-droit ont échoué à gérer un Parlement fracturé.
« Il est temps de rompre avec les politiques d’austérité et fiscales injustes des macronistes », a déclaré le leader socialiste Olivier Faure sur X (anciennement Twitter). « Une autre voie est possible : une voie de gauche, équitable, qui améliorerait la vie des gens. »
Faure a indiqué que son parti chercherait de nouvelles recettes en taxant les ménages les plus riches. Il a proposé un impôt d’au moins 2 % sur les fortunes supérieures à 100 millions d’euros. Après avoir rencontré Bayrou, il a ajouté que les socialistes restaient ouverts à travailler avec d’autres partis au cas par cas.
Le week-end dernier, les socialistes ont présenté un plan budgétaire alternatif. Leur proposition viserait à réduire le déficit de 21,7 milliards d’euros — bien moins que l’objectif de près de 44 milliards fixé par Bayrou. Le plan prévoit 14 milliards de coupes budgétaires et 26,9 milliards de hausses d’impôts, principalement issues de l’impôt sur la fortune.
La dette de la France a grimpé à 113,9 % du PIB, tandis que le déficit de l’an dernier a presque doublé le plafond de 3 % fixé par l’UE.
Élu une première fois en 2017 sur la promesse de dépasser le clivage gauche-droite et de mener des réformes favorables à la croissance, Macron a eu du mal à concrétiser ses engagements, confronté aux manifestations, à la pandémie de COVID-19 et à une inflation galopante.
La gauche, de son côté, rencontre aussi des vents contraires. Après s’être présentés ensemble lors des élections législatives anticipées de l’an dernier, les partis de gauche sont aujourd’hui divisés, soulevant des doutes sur leur capacité à s’unir pour influencer la politique. Foto-Thomon, Wikimedia commons.






















































































































































































