
Israël a identifié un groupe militant peu connu, soupçonné d’être à l’origine d’une récente série d’attaques contre des sites juifs à travers l’Europe, suscitant des inquiétudes chez les autorités
sécuritaires quant à un nouveau mode d’intimidation visant les communautés juives.
Selon le ministère israélien des Affaires de la Diaspora et de la Lutte contre l’Antisémitisme, le groupe se faisant appeler **Ashab al-Yamin al-Islamia** serait responsable de plusieurs incidents survenus entre le 9 et le 14 mars 2026. Parmi eux, un incendie criminel dans une synagogue à Rotterdam aux Pays-Bas et la mise à feu d’un engin explosif à l’extérieur d’une synagogue à Liège, en Belgique.
Les autorités ont également signalé des incidents liés dans un site juif en Grèce et dans une école juive à Amsterdam. Bien que ces attaques aient provoqué des dégâts matériels et un climat de peur, aucune blessure n’a été signalée.
Dans un rapport spécial publié dimanche, les responsables israéliens ont indiqué que ces incidents semblent suivre une stratégie coordonnée visant à intimider les communautés juives en Europe et à répandre la peur psychologique plutôt qu’à causer des victimes.
Les enquêteurs suspectent également des liens entre le groupe et des réseaux militants pro-iraniens. L’analyse des sources ouvertes indique que des images et des documents relatifs aux attaques ont été diffusés sur des chaînes Telegram associées à des groupes chiites alignés avec l’Iran, y compris des chaînes liées au Hezbollah et au Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran.
Le nom Ashab al-Yamin a déjà été utilisé par une milice irakienne désignée comme organisation terroriste par le Département d’État américain, renforçant les soupçons sur les origines et affiliations du groupe.
Les autorités ont également noté le timing des attaques. Les incidents ont eu lieu peu après la mort signalée d’un leader associé à cette milice, ce qui suggère que les attaques pourraient constituer une forme de représailles.
Selon le rapport du ministère, le mode opératoire du groupe semble s’appuyer sur des recrues locales ou des individus agissant seuls, tout en recevant une direction ou une inspiration à distance de la part des organisateurs.
Cette évaluation a été renforcée après l’incendie de la synagogue de Rotterdam, où les autorités néerlandaises ont arrêté quatre suspects âgés de 17 à 19 ans, soupçonnés de préparer de nouvelles attaques.
Les responsables israéliens ont averti que l’apparition de ce groupe pourrait représenter une tactique croissante utilisée par les réseaux terroristes internationaux : opérer via de nouvelles organisations relais et des acteurs locaux en Europe tout en gardant une ambiguïté sur la responsabilité directe.
La diffusion des incidents sur plusieurs pays en peu de temps suggère également la possibilité d’une activité coordonnée à l’échelle internationale.
Le ministre israélien des Affaires de la Diaspora, Amichai Chikli, a déclaré que ces attaques reflètent une tendance plus large et préoccupante.
« Ces événements ne sont pas isolés », a-t-il affirmé. « Des réseaux terroristes liés à l’axe iranien tentent d’étendre leurs activités dans les villes européennes et de cibler les communautés juives. »
Chikli a souligné que les communautés juives ne doivent pas devenir des cibles d’intimidation ou de violence et a appelé la communauté internationale à réagir fermement face aux tentatives d’exportation du terrorisme et de l’antisémitisme au-delà du Moyen-Orient.
Le directeur général du ministère, Avi Cohen-Scali, a déclaré que l’émergence d’Ashab al-Yamin al-Islamia met en lumière un modèle de menace en évolution.
Selon Cohen-Scali, le groupe semble combiner propagande en ligne, opérateurs locaux et réseaux militants régionaux pour projeter son influence au-delà de sa base régionale tout en semant la peur au sein des communautés juives dans le monde entier.
Les responsables israéliens ont précisé que le gouvernement continuerait de coopérer avec les autorités européennes et les organisations juives à l’échelle mondiale afin de suivre, exposer et neutraliser les réseaux responsables de ces attaques.



















































































































































































