
Le taux de postes vacants dans la zone euro a légèrement augmenté à la fin de 2025, montrant des poches de résilience sur le marché du travail malgré un ralentissement global de la
demande de main-d’œuvre par rapport à l’année précédente.
Selon les données récemment publiées par Eurostat, le taux de postes vacants dans la zone euro a atteint 2,2 % au quatrième trimestre 2025, en légère hausse par rapport à 2,1 % au troisième trimestre. Cependant, ce chiffre reste inférieur aux 2,5 % enregistrés à la même période en 2024, reflétant une tendance générale à l’essoufflement.
Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de postes vacants s’établissait à 2,0 % au dernier trimestre 2025. Cela représente une stabilité par rapport au trimestre précédent, mais une baisse par rapport aux 2,3 % de l’année précédente.
Des différences sectorielles marquées
La demande de main-d’œuvre varie sensiblement selon les secteurs. Dans la zone euro, les postes vacants étaient plus nombreux dans les services (2,4 %) que dans l’industrie et la construction (2,1 %). Une tendance similaire a été observée au sein de l’UE, où les services affichaient un taux de 2,2 %, contre 1,9 % pour l’industrie et la construction.
Des disparités importantes entre les États membres
Les données mettent en lumière de fortes différences entre les pays. Les taux de postes vacants les plus élevés ont été observés aux Pays-Bas (3,9 %), en Belgique (3,5 %) et à Malte (3,3 %). L’Allemagne, Chypre et l’Autriche suivaient avec 2,8 % chacun.
À l’autre extrémité, la Roumanie (0,6 %), la Pologne (0,7 %) et la Bulgarie (0,8 %) enregistraient les taux les plus bas. L’Espagne et la Finlande restaient également sous la barre de 1 %, chacune à 0,9 %.
Des tendances contrastées en Europe
Par rapport au quatrième trimestre 2024, les taux de postes vacants ont augmenté dans seulement six pays de l’UE, sont restés stables dans sept et ont diminué dans quatorze, soulignant des dynamiques du marché du travail inégales dans l’ensemble du bloc.
La Lituanie et Malte ont connu les plus fortes augmentations, tandis que l’Autriche et la Belgique ont enregistré les plus fortes baisses. D’autres baisses notables ont été observées en Finlande, en Allemagne et en Lettonie.
Les secteurs où la demande de main-d’œuvre est la plus forte
Par secteur d’activité, la demande de main-d’œuvre la plus élevée se concentre dans les services administratifs et de soutien, notamment les agences d’emploi temporaire. La construction reste également un secteur clé pour les postes vacants, suivie par les services professionnels et techniques, l’hôtellerie-restauration, ainsi que l’information et la communication.
Ces tendances suggèrent que, si la demande de recrutement a globalement ralenti, certains secteurs continuent de faire face à une pénurie persistante de main-d’œuvre. Foto-Phil Whitehouse, Wikimedia commons.





















































































































































































