Le nombre de ressortissants de pays tiers renvoyés hors de l’Union européenne à la suite d’une décision de retour a fortement augmenté au troisième trimestre 2025,
mettant en évidence une accélération de l’exécution des retours dans l’ensemble de l’UE.
Entre juillet et septembre 2025, 115 440 citoyens non européens ont reçu l’ordre de quitter un État membre de l’UE. Parmi eux, 34 155 personnes ont effectivement été renvoyées vers des pays tiers, selon les dernières données trimestrielles. Si le nombre de décisions de retour n’a progressé que modérément, l’exécution de ces décisions a connu une hausse nettement plus marquée.
Par rapport au troisième trimestre 2024, le nombre de décisions de quitter le territoire a augmenté de 2,7 %, tandis que les retours vers des pays tiers ont bondi de 14,6 %. Cette évolution suggère que l’écart observé ces dernières années entre les décisions prises et leur mise en œuvre commence à se réduire. En comparaison avec le trimestre précédent, les décisions de retour ont reculé de 0,9 %, alors que les retours effectifs ont progressé de 5,0 %, ce qui pourrait refléter une amélioration des mécanismes de coordination et d’exécution au niveau national.
En termes de nationalité, les citoyens algériens ont été les plus nombreux à recevoir une décision de quitter l’UE, avec 12 325 cas, suivis par les Marocains (6 670) et les ressortissants turcs (6 350). En revanche, pour ce qui est des retours effectifs, la Türkiye arrive en tête, avec 3 625 personnes renvoyées, devant la Géorgie (2 835) et l’Albanie (2 055). Ces écarts reflètent notamment les différences en matière de coopération avec les pays d’origine et d’accords de réadmission.
Au niveau des États membres, la France a enregistré le plus grand nombre de décisions de quitter le territoire, avec 33 760 cas, devant l’Allemagne (12 510) et la Grèce (10 175). En ce qui concerne les retours vers des pays tiers, l’Allemagne arrive en tête avec 7 190 personnes renvoyées, suivie par la France (3 760) et Chypre (3 000).
Dans l’ensemble, les données du troisième trimestre 2025 indiquent un renforcement continu de la mise en œuvre des politiques de retour au sein de l’UE, malgré une stabilisation du nombre de nouvelles décisions. La forte hausse des retours effectifs suggère que les mesures politiques, les accords bilatéraux et les outils opérationnels — tels que les procédures d’identification et de prise d’empreintes digitales — se traduisent de plus en plus par des résultats concrets.


















































































































































































