
Les dirigeants de l’Union européenne ont exprimé lundi leur ferme soutien au Danemark après la nomination par le président américain Donald Trump d’un envoyé spécial chargé de faire
avancer la revendication de Washington sur le Groenland, ravivant un différend diplomatique de longue date.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont déclaré que l’UE se tenait « en pleine solidarité avec le Danemark et le peuple groenlandais », rappelant que la souveraineté et l’intégrité territoriale constituent des principes fondamentaux du droit international.
«La sécurité de l’Arctique demeure l’une des priorités clés de l’Union européenne, et nous entendons travailler avec nos alliés et partenaires à cet égard », ont-ils affirmé dans une déclaration conjointe publiée sur les réseaux sociaux. Ils ont souligné que le respect des frontières et de la souveraineté est « essentiel non seulement pour l’UE, mais pour les nations du monde entier ».
Les tensions se sont ravivées après l’annonce, dimanche, par Donald Trump de la nomination du gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, au poste d’envoyé américain pour le Groenland. Le président américain a estimé que ce dernier « comprend l’importance du Groenland pour la sécurité nationale des États-Unis ». Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Jeff Landry a déclaré que sa mission serait de « faire entrer le Groenland dans les États-Unis ».
Copenhague a réagi rapidement. Le ministère danois des Affaires étrangères a convoqué lundi l’ambassadeur des États-Unis pour des entretiens, tandis que le chef de la diplomatie danoise, Lars Løkke Rasmussen, a rappelé que Washington « ne peut pas s’ingérer dans les affaires intérieures du Danemark », soulignant que le Groenland est un territoire autonome au sein du Royaume du Danemark.
Cette nouvelle initiative marque un point bas supplémentaire dans les relations américano-danoises, un an après que Donald Trump, alors président élu, eut pour la première fois évoqué l’idée d’acquérir l’île arctique. Cette proposition avait alimenté des tensions diplomatiques durables et provoqué des manifestations anti-américaines au Groenland, où toute remise en cause de la souveraineté est largement rejetée. Foto-Jensbn, Wikimedia commons.






















































































































































































