
La France réclame une nouvelle fois la libération de trois de ses ressortissants emprisonnés en Iran, et rejette fermement toute idée d’un échange de prisonniers.
Deux d’entre eux, la syndicaliste enseignante Cécile Kohler et son compagnon Jacques Paris, sont détenus depuis 2022. Selon les autorités françaises, leurs conditions de détention s’apparentent à de la torture. Le troisième est un jeune cycliste franco-allemand de 18 ans, arrêté en juillet dernier.
Plus tôt cette semaine, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a laissé entendre que ces Français pourraient être échangés contre Mahdieh Esfandiari — une étudiante iranienne vivant à Lyon, arrêtée en France cette année en raison de publications sur les réseaux sociaux critiques envers Israël. « Nous espérons que de bonnes nouvelles seront annoncées bientôt », a-t-il déclaré à la télévision d’État, suggérant que des discussions étaient déjà en cours.
Mais Paris n’entend pas négocier. Le ministre français des Affaires étrangères sortant, Jean-Noël Barrot, a été clair : la France exige la libération immédiate et inconditionnelle de ses ressortissants — sans contrepartie. Il a refusé de commenter directement les propos d’Araqchi.
L’Iran accuse Kohler et Paris d’espionnage et d’avoir cherché à provoquer des troubles, des accusations que la France juge sans fondement. L’impatience grandit à Paris après des mois de négociations au point mort et l’absence d’accès consulaire aux détenus. La France a même porté plainte contre l’Iran devant la Cour internationale de Justice, estimant que Téhéran viole le droit international.
Ce bras de fer survient dans un climat particulièrement tendu : en août, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont déclenché le processus visant à rétablir des sanctions de l’ONU contre l’Iran en raison de ses activités nucléaires. Ce qui complique encore toute issue diplomatique.
Les Gardiens de la Révolution ont arrêté des dizaines d’étrangers et de binationaux ces dernières années, souvent sous des accusations d’espionnage. Les ONG et les pays occidentaux accusent Téhéran d’utiliser ces prisonniers comme monnaie d’échange — ce que l’Iran dément. Foto-ninara, Wikimedia commons.





















































































































































































