Le Parlement européen a adopté une série de résolutions fermes condamnant les violations des droits humains en Azerbaïdjan, au Nigéria et en Guinée-Bissau, appelant à des sanctions,
à la responsabilité politique et à des mesures urgentes.
Azerbaïdjan : l’UE exige la libération des prisonniers politiques
Les députés européens demandent que tout futur partenariat avec l’Azerbaïdjan soit conditionné à des progrès concrets en matière de droits humains, notamment la libération immédiate des prisonniers politiques.
Le Parlement a dénoncé l’arrestation des universitaires Bahruz Samadov et Igbal Abilov, accusant les autorités azerbaïdjanaises d’utiliser abusivement les lois sur la sécurité nationale pour réduire au silence les voix critiques. Les députés ont également condamné les peines infligées aux chercheurs Gubad Ibadoghlu et Fazil Gasimov, ainsi que l’arrestation du leader de l’opposition Ali Karimli le 1er décembre.
Les élus demandent que des sanctions européennes soient imposées aux responsables de ces abus et affirment que la démocratie et l’État de droit doivent guider les relations futures avec Bakou. La résolution a été adoptée par 477 voix pour, sept contre et 69 abstentions.
Nigéria : indignation après un enlèvement massif d’élèves
Une autre résolution concerne le Nigéria, où plus de 300 élèves et 12 membres du personnel ont été kidnappés à l’école catholique St Mary’s de Papiri, dans l’État du Niger, le 21 novembre.
Les députés européens ont exprimé leur solidarité avec les victimes et averti que la multiplication de ces attaques entraîne la fermeture de nombreuses écoles, privant des millions d’enfants d’accès à l’éducation. Ils appellent les autorités nigérianes à renforcer la protection scolaire, créer des systèmes d’alerte précoce, assurer des solutions éducatives alternatives et mener des enquêtes complètes.
Les élus demandent également d’intensifier la lutte contre l’insécurité croissante ainsi que contre les violences ethniques et religieuses, soulignant que les communautés chrétiennes sont particulièrement visées. La résolution a été adoptée par 519 voix contre deux, avec 50 abstentions.
Guinée-Bissau : un coup d’État condamné et une démocratie menace
Le Parlement a aussi condamné le coup d’État militaire en Guinée-Bissau, survenu trois jours après les élections générales, auxquelles le principal parti d’opposition n’a pas pu participer.
Les députés demandent le rétablissement de l’ordre constitutionnel, la libération des leaders de l’opposition détenus et l’ouverture d’enquêtes sur les violations des droits humains. Ils exhortent l’UE à revoir ses accords de financement pour éviter tout soutien à la junte et appellent le Conseil à envisager des sanctions ciblées.
La résolution a été approuvée par 535 voix pour, 42 abstentions et aucune voix contre.
Les trois résolutions ont été adoptées jeudi à Strasbourg. Les textes complets seront publiés plus tard dans la journée.






















































































































































































