
La France dispose de très peu de marge de manœuvre budgétaire pour atténuer l’impact de la hausse des prix de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient, selon François Villeroy de Galhau,
gouverneur de la Banque de France et membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne.
Dans des propos publiés vendredi, Villeroy a souligné que toute intervention de l’État visant à amortir le choc énergétique devait rester « temporaire, ciblée et adaptée ». Il a toutefois reconnu que la situation budgétaire déjà contrainte de la France limite fortement sa capacité à mettre en place de nouvelles mesures de soutien.
S’exprimant auprès du site financier Boursorama, le banquier central a mis en avant l’équilibre délicat auquel sont confrontés les décideurs : répondre aux pressions économiques sans aggraver davantage les finances publiques. Avec une marge budgétaire réduite, la France pourrait avoir du mal à reproduire l’ampleur des interventions observées lors de précédentes crises énergétiques.
Ces déclarations interviennent alors que les économies européennes se préparent à une nouvelle volatilité des marchés de l’énergie, ravivant les inquiétudes concernant l’inflation, la croissance et la capacité des gouvernements à intervenir. Foto-The Jacques Delors Institute, Wikimedia commons.






















































































































































































