La Libye s’apprête à signer samedi un accord de développement pétrolier d’une durée de 25 ans avec le groupe français TotalEnergies et la société américaine ConocoPhillips, marquant l’un des
plus importants engagements d’investissement étranger dans le pays depuis plus d’une décennie, a annoncé le Premier ministre Abdulhamid al-Dbeibah.
L’accord, conclu par l’intermédiaire de Waha Oil Company, prévoit plus de 20 milliards de dollars d’investissements financés par des capitaux étrangers et vise à augmenter la capacité de production pétrolière de la Libye jusqu’à 850 000 barils par jour, selon al-Dbeibah. Le Premier ministre a indiqué que le projet pourrait générer plus de 376 milliards de dollars de revenus nets sur la durée du contrat.
Waha Oil Company, filiale de la National Oil Corporation (NOC) libyenne, produit actuellement entre 340 000 et 400 000 barils par jour dans des conditions normales d’exploitation. L’entreprise exploite cinq principaux champs pétroliers et gaziers, ainsi que plusieurs sous-champs, reliés par des réseaux de pipelines qui acheminent le brut vers le *erminal pétrolier de Sidra et le gaz vers des installations de traitement.
En parallèle de l’accord avec TotalEnergies et ConocoPhillips, la Libye signera également un protocole d’accord avec le géant pétrolier américain Chevron, ainsi qu’un accord de coopération avec le ministère égyptien du Pétrole, a précisé al-Dbeibah. Ces accords seront signés à l’occasion du Sommet libyen de l’énergie et de l’économie, organisé à Tripoli.
«Ces accords reflètent le renforcement des relations de la Libye avec ses partenaires internationaux les plus importants et les plus influents dans le secteur énergétique mondial », a déclaré al-Dbeibah dans un message publié sur X.
La Libye détient les plus grandes réserves prouvées de pétrole en Afrique et demeure l’un des principaux producteurs du continent. Toutefois, la production a été fréquemment perturbée depuis 2014, lorsque le pays est entré dans une période d’instabilité politique à la suite du soulèvement ayant renversé l’ancien dirigeant Muammar Kadhafi. Depuis, des autorités rivales à l’est et à l’ouest du pays se disputent le contrôle des infrastructures énergétiques stratégiques.
Ces nouveaux accords témoignent des efforts renouvelés du gouvernement basé à Tripoli pour stabiliser la production, attirer les investissements étrangers et rétablir la place de la Libye comme acteur majeur sur les marchés énergétiques mondiaux. Foto-Smarty9108, Wikimedia commons.






















































































































































































