Les dirigeants chypriotes grecs et turcs se sont réunis à Genève pour des discussions visant à trouver une solution pour Chypre, une île méditerranéenne divisée depuis 1974 à la suite d’une
intervention militaire turque.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a organisé un dîner lundi soir en amont d’une réunion informelle prévue mardi, dans l’espoir de relancer les négociations au point mort sur l’avenir de l’île.
Genève est-elle toujours la capitale de la paix ?
Ersin Tatar, président de la République turque autoproclamée de Chypre du Nord, s’est montré optimiste à son arrivée, déclarant à l’agence de presse Keystone-SDA : « Je suis très confiant. Nous devons oublier le passé et regarder vers l’avenir. » Tatar reste toutefois ferme sur sa demande d’une solution à deux États.
Pendant ce temps, le président de la République de Chypre, Nikos Christodoulides, a réaffirmé sa vision d’un État unifié avec deux communautés, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’ONU plaide pour une Chypre unifiée
Le Conseil de sécurité de l’ONU défend depuis longtemps l’intégrité territoriale et l’indivisibilité de Chypre, appelant au retrait des troupes turques stationnées sur l’île.
Les discussions à Genève incluent également des représentants des trois puissances garantes de l’île : la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni. Le ministre grec des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, son homologue turc, Hakan Fidan, ainsi que le secrétaire d’État britannique aux Affaires européennes, Stephen Doughty, sont tous présents.
C’est la première fois en plus de trois ans qu’un tel format de discussion est organisé. Cependant, les attentes quant à une avancée significative restent faibles, les deux parties maintenant des positions opposées sur l’avenir de l’île.
La République de Chypre, membre de l’Union européenne et gouvernée depuis Nicosie par une majorité chypriote grecque, contrôle la partie sud de l’île. De leur côté, les Chypriotes turcs, qui administrent la République turque autoproclamée de Chypre du Nord—reconnue uniquement par la Turquie—continuent de plaider en faveur d’une solution à deux États. Pendant ce temps, les Chypriotes grecs et l’ONU favorisent une réunification sous un système fédéral unique. Foto - Dickelbers, Wikimedia commons.