
L’Union européenne a appelé les États-Unis à reconsidérer leur décision de refuser des visas à de hauts responsables palestiniens qui souhaitent participer à l’Assemblée générale des Nations
unies à New York. Il s’agit de la deuxième année consécutive que Washington impose de telles restrictions.
Le porte-parole du service diplomatique de l’UE, Anouar El Anouni, a déclaré que cette décision suscitait des inquiétudes compte tenu des responsabilités des États-Unis en tant que pays hôte des Nations unies.
« Compte tenu de ses accords avec l’ONU et de ses obligations en tant que pays hôte, nous exhortons les États-Unis à reconsidérer cette décision », a déclaré M. El Anouni.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a également critiqué cette décision dans une publication sur X jeudi.
Le département d’État américain a confirmé que des visas avaient été refusés à des membres de la délégation palestinienne, notamment au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Les représentants de la Mission palestinienne auprès de l’ONU seront toutefois autorisés à participer à l’Assemblée générale, qui débutera mardi.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré vendredi qu’il « regrettait profondément » la décision américaine. Son porte-parole, Stéphane Dujarric, a souligné que la participation pleine et entière de toutes les délégations était essentielle au bon fonctionnement des Nations unies.
L’Assemblée générale a déjà adopté une disposition exceptionnelle permettant à Mahmoud Abbas de s’adresser à l’assemblée par l’intermédiaire d’une vidéo préenregistrée. La mesure a été approuvée par 152 pays, tandis que les États-Unis, Israël et le Paraguay ont voté contre et que quatre pays se sont abstenus.
En vertu de cette résolution, Mahmoud Abbas pourra également participer à distance aux réunions pertinentes qui se tiendront au siège de l’ONU la semaine prochaine.
Washington justifie sa décision en accusant l’Autorité palestinienne de ne pas respecter ses engagements liés au processus de paix. Les États-Unis s’opposent également aux démarches palestiniennes visant à engager des procédures judiciaires internationales concernant le conflit israélo-palestinien, notamment devant la Cour pénale internationale et la Cour internationale de Justice.

























































































































































































