
Le président français Emmanuel Macron a averti que la Russie intensifiait ce qu’il a décrit comme une campagne d’attaques hybrides visant la France et d’autres pays européens, annonçant
que Paris renforcerait les mesures destinées à protéger les infrastructures critiques.
S’exprimant à Paris le 18 septembre après avoir rencontré les dirigeants des partis politiques pour discuter de la situation internationale en matière de sécurité, Macron a déclaré que la menace russe s’était accentuée ces dernières semaines.
Selon lui, Moscou cherche à déstabiliser les gouvernements européens et à affaiblir le soutien de l’opinion publique à l’Ukraine, mais cette pression ne modifiera pas la position de la France.
Macron a cité une tentative d’attaque de drones près de l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, en août, comme un exemple de ce qu’il considère comme l’évolution de la nature de l’agression russe. Les autorités allemandes ont attribué l’incident à la Russie, tandis que Moscou rejette les accusations européennes concernant des attaques hybrides soutenues par l’État russe.
Le président français a indiqué avoir demandé au gouvernement d’élaborer un plan national visant à renforcer la protection des infrastructures critiques contre d’éventuelles attaques de drones et cyberattaques.
« Les Européens et la France sont confrontés à une menace hybride russe qui s’intensifie », a déclaré Macron, ajoutant que la sécurité européenne était étroitement liée à l’issue de la guerre en Ukraine.
Cette mise en garde intervient alors que la France fait face à des pressions économiques intérieures croissantes. La hausse des prix des carburants accentue la pression sur le coût de la vie, tandis que le gouvernement travaille sur un budget destiné à réduire le déficit public.
Le gouvernement prévoit désormais que le déficit budgétaire atteindra 5,4 % du PIB cette année, en raison notamment d’une croissance économique plus faible et de coûts d’emprunt plus élevés. Ces tensions budgétaires limitent également la capacité de Paris à compenser les ménages et les entreprises face à la hausse des prix de l’énergie.
Macron a déclaré que la flambée des prix des carburants était liée au conflit en cours au Moyen-Orient, qu’il a souligné ne pas avoir été déclenché par la France et auquel elle ne participe pas.
Il a également annoncé qu’une réunion des dirigeants du G7 devrait se tenir dans les prochaines semaines afin de discuter de la crise énergétique, de renforcer la coordination entre les membres et d’améliorer la sécurité des approvisionnements énergétiques. Foto-Ecole polytechnique Université Paris, Wikimedia commons.
























































































































































































