
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, prépare ce qui pourrait devenir le train de sanctions le plus ambitieux de l’Union européenne contre la Russie depuis le début de la guerre
en Ukraine, signe d’une volonté renouvelée de Bruxelles d’accroître la pression économique sur Moscou.
Dans une interview accordée au quotidien allemand Die Welt, Kaja Kallas a indiqué qu’elle présenterait cet automne une importante extension du régime de sanctions de l’UE. Si elle est approuvée par les États membres, cette nouvelle série de mesures augmenterait d’environ un tiers le nombre de personnes, d’entreprises et d’organisations russes faisant l’objet de sanctions.
« Cet automne, je présenterai la liste de sanctions la plus complète depuis le début de la guerre », a déclaré Kallas. « Si elle est adoptée, le nombre de personnes, d’entreprises et d’organisations russes sanctionnées augmentera immédiatement d’un tiers. »
Selon la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, la pression doit continuer à s’intensifier jusqu’à ce que le Kremlin mette fin à la guerre contre l’Ukraine.
« La pression doit être renforcée jusqu’à ce que la Russie mette fin à la guerre », a-t-elle affirmé.
Cette nouvelle extension viendrait considérablement renforcer un dispositif de sanctions déjà très vaste. Depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, l’Union européenne a adopté 21 trains de sanctions contre la Russie. Les mesures européennes visent actuellement près de 3 000 personnes et entités.
Kallas a également souligné le coût économique des sanctions déjà imposées, estimant que les restrictions européennes avaient fortement réduit les capacités de la Russie à soutenir son effort de guerre.
Selon la responsable européenne, les sanctions auraient coûté environ 1 000 milliards d’euros à la machine de guerre russe.
Ses déclarations interviennent alors que les gouvernements européens poursuivent leurs discussions sur les moyens de renforcer les sanctions tout en préservant l’unité des 27 États membres. Le prochain paquet devrait notamment élargir la liste des personnes et organisations ciblées et accentuer la pression sur l’économie russe ainsi que sur les infrastructures liées à son effort militaire.
Pour Bruxelles, le message est de plus en plus clair : les sanctions ne sont plus considérées comme une réponse ponctuelle à l’invasion, mais comme un instrument de pression évolutif destiné à augmenter progressivement le coût de la guerre pour Moscou.
Le projet de Kaja Kallas devra désormais faire l’objet de négociations entre les gouvernements européens, l’adoption des sanctions de l’UE nécessitant l’unanimité des États membres. Foto-Renee Altrov, Wikimedia commons.
























































































































































































