Showers

10°C

Paris, France

Showers
Humidity: 92%
Wind: SW at 13.67 K/H

Malgré l'épidémie, pas de trêve pour la rave

Les participants parlent de résistance, les autorités d'inconscience: comme chaque année, l'été a été marqué par l'organisation de centaines de "free parties", ces fêtes techno non déclarées en

pleine nature, devenues avec la pandémie, la bête noire des autorités.

"Plus on nous empêche de faire la fête, plus on fait la fête", résume l'un des membres actifs du mouvement, Grégoire dit Pontu, un pseudo qui le met à l'abri de ce que le milieu appelle "la répression" des autorités.

Le mouvement "free party" regroupe depuis les années 90 des aficionados de musique techno qui s'identifient à un certain mode de vie: parfois nomade, souvent en communautés et nourri d'idéologies libertaire ou anarchiste.

"A cause de l'épidémie, il y a cette année moins d'événements que les années précédentes, mais l'attention s'est beaucoup portée sur ces événements et la répression est beaucoup plus forte", explique à l'AFP Robin, organisateur de "free parties", qui préfère garder l'anonymat.

Il est l'un des référents du Fonds de soutien juridique des Sons, une association qui vient en aide aux organisateurs confrontés à des amendes ou des saisies.

Selon les chiffres de son association, le Fonds a été sollicité pour 22 saisies de matériel en 2020, dont quatre pour le seul week-end du 15 août. C'est deux fois plus que les années précédentes, pour sensiblement moins de fêtes, explique-t-il.

La gendarmerie nationale, interrogée par l'AFP, ne souhaite pas communiquer sur le sujet. Un responsable régional affirme néanmoins que la doctrine nationale consiste désormais à limiter les rassemblements en cours, en bloquant le plus tôt possible les accès. Mais les évacuations sont encore rares.

- "Agression sonore" -

"On ne peut pas laisser 5.000, 6.000 personnes se rassembler ensemble, torse nu, sans aucun respect des gestes barrières, sans porter de masques. Ce n'est pas possible", avait martelé en juillet Marlène Schiappa, déléguée à la Citoyenneté auprès du ministère de l'Intérieur, dépêchée sur le site d'une "free party" de 4.000 personnes organisée dans la Nièvre.

Le 15 août dernier, face aux 7.000 "teufeurs" réunis en Lozère au cœur des Cévennes, pendant trois jours, près de 200 gendarmes avaient été mobilisés pour accélérer les sorties et saisir du matériel, dont des enceintes et des groupes électrogènes.

Des saisies qui permettent parfois aux forces de l'ordre de remonter la piste des organisateurs. Ces derniers encourent une amende pouvant aller jusqu'à 3.500 euros pour "organisation d'un événement festif non déclaré donnant lieu à de la musique amplifiée".

Pour "agression sonore", la sanction peut monter à un an de prison et 15.000 euros d'amende.

- "Le peuple qui danse" -

Pour les élus des communes où débarquent les fêtards c'est souvent le choc: Patricia Bergdolt, maire de Boutigny-sur-Essonne, paisible village à la population vieillissante, s'est sentie "impuissante"face à plusieurs centaines de "raveurs", débarqués en pleine nuit pour deux jours de fête intense avant d'être évacués.

"Avec autant de personnes qui débarquent sur la commune et ne sont plus en état, avec l'alcool et la défonce, de respecter les gestes barrières, comment voulez-vous rassurer la population ?", s'interroge-t-elle.

A ce jour, aucun foyer d'infection lié à une "free party" n'a été rapporté par une Agence régionale de santé en France.

"On est dehors, en pleine nature, moins collés que dans un bar et puis on a aussi une culture de la réduction des risques, par exemple on ne fait plus tourner les bouteilles", assure de son côté le "teufeur" Grégoire.

Comme beaucoup, il souhaite intensifier la "résistance du peuple qui danse", selon l'expression consacrée.

"La free party prendra d'autres formes si la répression s'accentue, on assistera à des événements soit plus petits, soit vraiment plus gros", prédit Robin, du Fond de soutien.

"Quand il y a 20.000 personnes qui arrivent dans un endroit, ça devient plus difficile de les faire partir." AFP


Entreprise

Musiques actuelles: la synchro, un petit air d'eldorado

Jui 28,2020

La synchro? C'est la bande son d'une publicité, d'un film...

Hits:623 Entreprise

Réouverture de la Tour Eiffel après plus de trois mois…

Jui 25,2020

"J'ai les larmes aux yeux, mais c'est de la joie...

Hits:628 Entreprise

"On ira tous au paradis": le parolier et scénariste Jean-Loup…

Mai 25,2020

Décédé dimanche à l'âge de 81 ans, l'académicien Jean-Loup Dabadie...

Hits:779 Entreprise

Lufthansa en passe d'être sauvée par l'Etat allemand

Mai 21,2020

La compagnie aérienne Lufthansa a confirmé jeudi être proche d'un...

Hits:828 Entreprise

Air France-KLM encaisse les premiers effets du Covid-19 avec une…

Mai 07,2020

  Le groupe Air France-KLM a essuyé les premiers effets du...

Hits:880 Entreprise

Sushis: mains chaudes ou pas, les Japonaises veulent leur place…

Avr 08,2020

Les femmes ont les mains chaudes, leur goût est altéré...

Hits:1050 Entreprise

JO de Tokyo-2020: Akira, un manga prémonitoire?

Mar 26,2020

  Un panneau d'affichage indique le décompte des jours avant les...

Hits:1220 Entreprise

Manu Dibango, un sax' entre l'Europe et l'Afrique

Mar 24,2020

  "Bâtisseur de ponts entre l'Occident et l'Afrique": voilà comment se...

Hits:1135 Entreprise

Irlande: législatives difficiles pour Varadkar, le Sinn Fein cherche des…

Fév 10,2020

Le parti du Premier ministre irlandais Leo Varadkar a été...

Hits:1249 Entreprise

  1. L'éducation
  2. L'histoire
  3. La vie

Actualités