Expositions temporaires au Louvre en 2026 : les grands rendez-vous artistiques du premier semestre

 

Le musée du Louvre dévoile une programmation ambitieuse pour le premier semestre 2026, mêlant redécouvertes majeures, dialogues inédits entre géants de l’art et regards croisés entre

civilisations anciennes et enjeux contemporains. Tour d’horizon des expositions temporaires à ne pas manquer à Paris.

Martin Schongauer, le bel immortel

Du 8 avril au 20 juillet 2026 – Mezzanine Napoléon

Longtemps resté dans l’ombre des grands noms de la Renaissance, Martin Schongauer (vers 1445–1491) retrouve la place qui lui revient avec une exposition d’envergure exceptionnelle. Surnommé le « beau Martin » par Albrecht Dürer lui-même, cet artiste colmarien fut pourtant l’un des créateurs les plus admirés de la fin du Moyen Âge.

À travers près d’une centaine d’œuvres, le parcours met en lumière la virtuosité de Schongauer, maître incontesté de la gravure européenne, mais aussi peintre et dessinateur d’une rare finesse. L’exposition réunit de précieux dessins, une large sélection d’estampes qui ont assuré sa renommée internationale, et, fait inédit, la quasi-totalité des peintures qui lui sont attribuées. Parmi elles, La Vierge au buisson de roses (1473), seul panneau peint daté de l’artiste, s’impose comme une pièce maîtresse absolue.

Michel-Ange / Rodin. Corps vivants

Du 15 avril au 20 juillet 2026 – Hall Napoléon

Quand deux géants de la sculpture occidentale dialoguent à travers les siècles, le résultat est une confrontation aussi puissante que sensible. Michel-Ange et Auguste Rodin partagent une vision commune : le corps humain comme réceptacle d’une vie intérieure intense, traversée par la tension, le mouvement et l’émotion.

Cette exposition, organisée par le Louvre avec la collaboration exceptionnelle du musée Rodin, met en regard chefs-d’œuvre et études sculptées pour révéler filiations, emprunts, mais aussi ruptures audacieuses. Plus qu’une simple comparaison, Corps vivants propose une relecture profonde de la sculpture, envisagée non comme une forme figée, mais comme un véritable laboratoire d’expérimentations artistiques où s’expriment force physique et profondeur de l’âme.

L’eau primordiale. Leçons de Mésopotamie

Du 20 mai 2026 au 15 mars 2027 – Ailes Richelieu et Sully, département des Antiquités orientales

Berceau de certaines des premières grandes civilisations, la Mésopotamie antique est indissociable de l’eau. Traversée par le Tigre et l’Euphrate — fleuves associés au paradis biblique — cette terre fertile fut aussi le théâtre de crues dévastatrices, à l’origine de mythes fondateurs comme celui du Déluge.

L’exposition explore ce lien complexe entre l’eau, le divin et les sociétés humaines : source de prospérité grâce à l’invention de l’irrigation, mais aussi facteur de chaos, de conflits et des premières « guerres de l’eau ». En résonance avec les enjeux contemporains liés aux ressources naturelles et au climat, le parcours invite à réfléchir à la place de l’eau dans l’équilibre des civilisations, hier comme aujourd’hui.

À découvrir également au Louvre

Jacques-Louis David

Jusqu’au 26 janvier 2026 – Hall Napoléon

Une immersion dans l’œuvre du peintre emblématique de la Révolution française et de l’Empire.

Dessins des Carrache. La galerie Farnese à Paris

Jusqu’au 2 février 2026 – Mezzanine Napoléon

Un ensemble exceptionnel de dessins préparatoires révélant l’inventivité des Carrache.

Le Triptyque de Moulins – Jean Hey

Jusqu’au 31 août 2026 – Aile Richelieu

Chef-d’œuvre absolu de la peinture française du début du XVIᵉ siècle, présenté dans un accrochage d’exception. Foto-Eric Pouhier, Wikimedia commons.