Le Pen soutient le blocage par Orbán du prêt européen à l’Ukraine, invoquant les difficultés économiques de la France

 

La dirigeante de l’extrême droite française Marine Le Pen a exprimé son soutien appuyé au Premier ministre hongrois Viktor Orbán après que son gouvernement a bloqué un prêt de 90

milliards d’euros de l’Union européenne destiné à l’Ukraine, qualifiant cette décision de « bonne ».

S’exprimant devant la presse à Budapest, où elle participait à une réunion du groupe Patriots pour l’Europe, Le Pen a estimé que d’autres pays devraient suivre l’exemple de la Hongrie sans attendre. Son parti, le Rassemblement national, siège dans la même alliance européenne que le Fidesz d’Orbán.

Selon elle, la situation financière de la France ne permet plus de soutenir l’effort de guerre ukrainien. Évoquant l’ampleur de la dette publique et du déficit budgétaire, elle a insisté sur la nécessité de donner la priorité aux besoins nationaux.

« La France n’a pas les moyens aujourd’hui d’accorder des prêts dont on sait qu’ils ne seront pas remboursés », a-t-elle déclaré, ajoutant que les dépenses publiques devraient avant tout bénéficier aux citoyens français.

La rencontre à Budapest a également réuni d’autres figures de la droite nationaliste européenne, notamment le Néerlandais Geert Wilders et le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini, illustrant le renforcement de la coopération entre ces mouvements.

La Hongrie se prépare à des élections nationales prévues le 12 avril, et Le Pen a publiquement affiché son soutien à Orbán sur les réseaux sociaux, se disant « très honorée » de le soutenir.

Ce contexte politique intervient après l’organisation en Hongrie d’une édition européenne de la CPAC, lors de laquelle l’ancien président américain Donald Trump a adressé un message vidéo réaffirmant son « soutien total » à Orbán.

Absente de cet événement, Le Pen a néanmoins souligné l’importance pour la France de conserver une certaine distance vis-à-vis des grandes puissances mondiales. Selon elle, cette posture permet de mieux défendre les intérêts nationaux, citant notamment les tensions commerciales entre les États-Unis et l’Europe pour justifier cette approche.