
Éthique, sécurité, gestion financière… L’opacité des dépenses dans certaines municipalités dirigées par l’extrême droite est régulièrement pointée du doigt par des
rapports des chambres régionales des comptes et, parfois, par la justice.
« Loin des caricatures, les communes dirigées par des maires issus du Rassemblement national (RN) s’efforcent d’offrir à leurs habitants des conditions de vie optimales et de répondre à un contexte économique et social de plus en plus difficile. » Avant le lancement de la campagne des élections municipales de mars, le parti d’extrême droite a envoyé à tous les maires de communes de moins de 5 000 habitants un petit livret mettant en avant certaines réalisations : Louis Aliot, maire de Perpignan, truelle en main ; Steeve Briois, maire d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), présentant son budget ; ou encore la rénovation du remarquable cloître de Moissac (Tarn-et-Garonne), financée à moins de 15 % par la mairie dirigée par Romain Lopez.
Ce document de huit pages, parfois critiqué pour ses approximations, vante les prétendues qualités d’une mairie RN : sécurité renforcée, « finances assainies » sans augmentation d’impôts, soutien aux plus démunis, dynamisme communal et embellissement du cadre de vie.
Au verso, le livret met en avant l’argument phare du parti : lors des élections de 2020, malgré une forte abstention et un avantage pour les sortants, les maires de cinq communes conquises six ans plus tôt ont été réélus dès le premier tour. Indéniablement, la méthode a séduit une partie des électeurs, à l’exception de Mantes-la-Ville (Yvelines), remportée de façon inattendue en 2014, puis rapidement perdue par le RN. Foto-Dfarreny, Wikimedia commons.