Le secteur des services en France s'est davantage contracté en juillet, l'incertitude politique et la faiblesse de la demande pesant sur la confiance des entreprises, selon une enquête publiée
mardi par S&P Global.
L’indice PMI des services HCOB France est tombé à 48,5 en juillet, contre 49,6 en juin, enregistrant ainsi sa plus forte baisse depuis avril. Un indice en dessous de 50 indique une contraction de l'activité.
Le rapport a mis en évidence une nette diminution des nouvelles affaires, principalement en raison d’un affaiblissement du marché intérieur. La confiance des entreprises a fléchi, les perspectives pour l’année à venir tombant à leur plus bas niveau depuis six mois.
Les tendances de l’emploi restent négatives, les suppressions de postes se poursuivant au troisième trimestre. Les entreprises se montrent réticentes à renouveler les contrats temporaires, tandis que de nombreux départs volontaires ne sont pas remplacés.
«Le ralentissement de l’activité se reflète de plus en plus dans le taux d’utilisation des capacités », a souligné Jonas Feldhusen, économiste à la Hamburg Commercial Bank. « Les arriérés de travail diminuent et les anticipations des entreprises se dégradent fortement.»
Bien que l’activité globale ait ralenti, les pressions sur les coûts des intrants sont restées relativement modérées. Toutefois, les entreprises de services ont procédé à de légères hausses de prix, motivées par la dynamique concurrentielle du marché.
L’indice PMI Composite, qui agrège les données des secteurs manufacturier et des services, a également signalé une accélération de la contraction, passant de 49,2 en juin à 48,6 en juillet. Ce chiffre souligne un refroidissement général de l’activité dans le secteur privé en France.
Pris dans leur ensemble, ces chiffres laissent présager une dynamique économique limitée à court terme, alimentant les inquiétudes quant à la résilience de la trajectoire de croissance actuelle de la France. Foto-Zairon, Wikimedia commons.