L’économie belge reste au point mort, l’industrie et la construction faibles freinant la croissance

 

L’économie belge n’a pas progressé au deuxième trimestre 2026, les chiffres officiels confirmant que le produit intérieur brut (PIB) est resté inchangé par rapport aux trois mois précédents.

Les dernières données publiées lundi par la Banque nationale de Belgique (BNB) correspondent à l’estimation préliminaire publiée fin juillet. Par rapport au deuxième trimestre 2025, l’économie a toutefois enregistré une croissance de 0,5 %.

Cette stagnation trimestrielle reflète des évolutions divergentes entre les principaux secteurs de l’économie. L’activité dans les services a progressé de 0,3 %, mais cette hausse a été plus que compensée par une baisse de 0,6 % de la production industrielle et un recul de 0,2 % dans la construction.

La demande intérieure a apporté un certain soutien à l’activité. La consommation des ménages a augmenté de 0,4 % au cours du trimestre, tandis que les exportations nettes ont également contribué positivement à l’activité économique globale.

Les investissements publics ont en revanche fortement diminué, reculant de 8 % par rapport au premier trimestre.

Malgré l’absence de croissance économique, le marché du travail a continué de progresser. La BNB indique que l’emploi intérieur a augmenté de 6 490 personnes au premier trimestre, tandis que le nombre de personnes occupées était supérieur de 12 810 à celui enregistré un an auparavant.

Les derniers chiffres soulignent la faiblesse persistante de l’économie belge. La croissance trimestrielle du PIB fait défaut depuis le dernier trimestre de 2020, période au cours de laquelle la production avait reculé de 0,5 %.

La combinaison d’une activité industrielle atone, du ralentissement de la construction et de la forte baisse des investissements publics continue de peser sur la croissance, même si la consommation des ménages, les services et les exportations apportent une certaine résistance. Foto-National Bank of Belgium, Wikimedia commons.