Inflation en France : elle devrait rester faible malgré la guerre en Iran, selon le gouverneur de la Banque de France

 

L’inflation en France devrait rester relativement faible malgré la guerre en Iran, qui pourrait entraîner une légère hausse des prix au niveau mondial et ralentir la

croissance économique, selon Francois Villeroy de Galhau, gouverneur de la Bank of France.

S’exprimant mercredi sur la radio française RTL, Villeroy a expliqué que l’impact économique du conflit devient progressivement plus clair, mais qu’il devrait rester limité pour la France.

« Le sens de cette crise devient malheureusement plus clair chaque jour », a-t-il déclaré. « Sur le plan économique, cela signifie un peu plus d’inflation et un peu moins de croissance. »

Malgré ces pressions extérieures, le responsable de la banque centrale a insisté sur le fait que la France ne devrait pas entrer dans une situation de stagflation, un scénario dans lequel l’inflation augmente tandis que la croissance économique stagne.

« L’inflation en France restera faible », a-t-il expliqué. « Je vois parfois apparaître le mot stagflation, mais ce n’est pas de la stagflation, car l’activité économique ne stagne pas. Nous continuerons à maintenir de la croissance. »

La France affiche depuis plusieurs années l’un des niveaux d’inflation les plus faibles de la zone euro, restant en dessous de l’objectif de 2 % fixé par la European Central Bank.

Selon les dernières prévisions de la Bank of France, l’inflation devrait atteindre en moyenne 1,3 % en 2026, sur la base des estimations publiées en décembre. Villeroy a toutefois reconnu que ce chiffre pourrait légèrement augmenter en raison des tensions internationales, tout en soulignant que cette hausse resterait limitée.

« Notre prévision d’inflation de 1,3 % pour l’ensemble de l’année pourrait augmenter légèrement », a-t-il déclaré. « Je tiens à insister sur le mot légèrement. »

Villeroy, qui siège également au conseil des gouverneurs de la European Central Bank et doit quitter son poste à la Bank of France en juin, a repris la position prudente adoptée par plusieurs responsables monétaires européens face à la crise en Iran.

Pour l’instant, il estime qu’il n’est pas nécessaire de relever les taux d’intérêt.

« À ce stade, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’augmenter les taux d’intérêt immédiatement », a-t-il déclaré. « Mais nous ne laisserons pas l’inflation s’installer. » Foto-David McSpadden from Daly City, United States, Wikimedia commons.