Les autorités françaises ont autorisé le pétrolier GRINCH, soupçonné d’opérer au sein de la « flotte fantôme » russe, à quitter les eaux territoriales françaises après
le paiement par son propriétaire d’une amende de plusieurs millions d’euros.
L’information a été confirmée mardi par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui a souligné la détermination de Paris à faire respecter les sanctions européennes contre Moscou. Dans un message publié sur X, il a averti que le contournement des sanctions de l’UE aurait désormais un coût, affirmant que la Russie ne pourrait plus financer sa guerre « en toute impunité » grâce à des opérations maritimes opaques au large des côtes européennes.
Le GRINCH avait été intercepté le mois dernier en Méditerranée par la Marine nationale, avant d’être dérouté et maintenu au mouillage à proximité du port de Marseille-Fos. Les autorités soupçonnaient le navire de naviguer sous un faux pavillon et d’être lié à la flotte fantôme utilisée pour permettre à la Russie d’exporter du pétrole malgré les sanctions occidentales.
Selon les autorités françaises, le pétrolier avait quitté le port russe de Murmansk début janvier, battant pavillon des Comores. L’enquête a conclu que l’armateur n’avait pas été en mesure de justifier valablement l’immatriculation du navire, une infraction ayant conduit à l’imposition de la lourde amende.
Une fois la sanction financière acquittée, le pétrolier a été autorisé à reprendre la mer. Cette affaire constitue l’une des actions les plus visibles menées à ce jour par la France contre des navires soupçonnés d’aider la Russie à contourner les restrictions imposées à ses exportations pétrolières. Foto----=XEON=---, Wikimedia commons.